Ils sont apparus, innombrables,
Petits tortillons misérables,
Vils entrelacs d’eau et de sable,
Du monde, part si négligeable.
La mer pour un temps retirée,
Par ces vers nouveaux atttirées,
Offre à mes pensées inspirées,
Le jeu de rimes désirées.
De mes pieds mesurés l’avance
Par une insigne préférence,
A certains donnera la chance
D’une poétique ordonnance.
D’un grain peut bien naître l’esprit
D’un rien se fera, sans mépris,
Au moment suspendu, surpris,
Poème de nature épris.
Mais de la marée revenant,
La vague à rien ne comprenant
Monte réduire maintenant
La grâce éphémère, à néant.
